Chérubin élu président de la CRÉ
Martin Guindon
Politique - Publié le 27 novembre 2009 à 13:27
Le maire d'Amos, Ulrick Chérubin, a été élu sans opposition, jeudi, à la tête de la Conférence régionale des élus (CRÉ) pour un premier mandat de deux ans. Il succède à Jean-Pierre Charron, ex-maire de Belleterre.
«C'est avec humilité, mais beaucoup de fierté, que j'accepte de relever ce nouveau défi. La CRÉ est un organisme important, puisque c'est l'instance privilégiée du gouvernement du Québec en matière de développement régional. C'est un gros contrat et j'espère être en mesure de le relever», affirme l'Amossois, qui voit son élection sans opposition comme un appui de tous les gens autour de la table.
Ulrick Chérubin avait déjà été sollicité par le passé pour occuper cette fonction, mais il avait décliné l'invitation, jugeant que le moment n'était pas opportun pour lui à l'époque. «Mais cette fois-ci, j'ai décidé de faire le saut. Avec le maire de Senneterre, Jean-Maurice Matte, qui avait fait un bon travail à la présidence, pour m'épauler comme 1er vice-président, et le maire de Rouyn-Noranda, Mario Provencher, comme 2e vice-président, je pense qu'on forme un très bon triumvirat pour diriger les destinées de la CRÉ. Nous pouvons aussi compter sur une excellente équipe de permanents», a-t-il confié, vendredi.
Le bureau de direction est complété par le nouveau préfet élu de la MRC Témiscamingue, Arnaud Warolin (trésorier), le préfet de la MRC Abitibi-Ouest (Daniel Rancourt (secrétaire) ainsi que les représentantes de la société civile Anne-Marie Béland (administratrice) et Stéphanie Lamarche (administrice).
Région ressource
Réélu le 1er novembre pour un troisième mandat à la mairie d'Amos avec une toute nouvelle équipe, Ulrick Chérubin se sent donc d'attaque pour défendre des dossiers régionaux auprès du gouvernement provincial. D'autant plus qu'il connaît très bien l'organisme, pour avoir agi comme 2e vice-président pendant quatre ans et comme 1er vice-président les deux dernières années.
«Il faudra bien positionner nos dossiers régionaux, insiste-t-il. Je pense au dossier des mines à ciel ouvert, dans lequel il faudra être très ferme. Oui, elles peuvent être exploitées, mais pas au détriment de l'environnement. Dans le secteur forestier, la crise perdure et l'avenir de l'industrie doit nous préoccuper. Nos agriculteurs continuent de s'appauvrir de plus en plus. Il faut travailler avec le gouvernement pour lui faire comprendre que la région veut continuer à vivre et à se développer. Oui, nous voulons demeurer une région ressource, mais on veut que ça se fasse au profit de la région et non nous faire voler.»
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